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s’âccroître. Le gouvernement, dans ces fatales cori-jonclures, a eu recours aux chambres législatives,etil a fallu entamer le gage des bois; le ministre desfinances a été autorisé à vendre une certaine quan-tité d’hectares , en 181 5 , et il paroît qu’il a réalisél’autorisation dans toute sa latitude, meme , auxaffluents de la Seine , et jusque dans le départementde Seine et Marne.
Les dépenses toujours Croissantes et énormes parles tributs consentis cl promis aux puissancesalliées, les revenus de toutes parts amoindris parles vastes et actives occupations des armées étran-gères, par des intempéries successives, et aussi,par un défaut de système en linances , causepremière de tant d’abus, ont amené les chambresà considérer l’abîme de la dette publique, et àdélibérer qu’il n’y avoit pas d’autres moyens defermer cet abîme, qu’en y jetant encore trois àquatre cent mille hectares de bois ; mais un pareilcomblement peut-il avoir d’autre durée, que celled’une réparation laite par un propriétaire , surun précipice dominé par des hauteurs considéra-bles, et dans lequel on jetteroit quelques centainesd’arbres, pour passer provisoirement pendant unecampagne ?
Simple agronome } et sans fonctions actives dansle gouvernement, quoique pourvu d’un doublebrevet de réprobation, pour la cause même de la