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Si on ne peut donc contester que l’air linn;ideatmosphérique favorise puissamment la végéta-tion, on est bien fondé à tirer la Conséquence $que les végétaux à leur tour, par leur vie propre ,attirent et sollicitent les nuages , et que par cemoyen, ils favorisent les pluies alternatives, sanslesquelles tout languit sur un sol cultivé.
Ces pluies 3 dans l’ordre voulu par la nature 3n’ontpas seulement pour but de fournir des aimionsaux plantes, elles ont encore celui de porter à laterre l’acide carbonique répandu dans l’atmos-plière, d’y faciliter les évaporations qu’une longuesécheresse peut avoir fait cesser dans les organessecréteurs, et même d’y favoriser la respirationdes animaux. Ainsi, en effet, après une pluied’orage, on voit et on sent soi-même que tout seremet en action, et que tout ce qui a vie eiiéprouve un doux bien-être.
La grande bienfaisance des pluies et des rosées 3a sa cause en outre dans l’électricité -, et cesmétéores ne sont autant favorables à la végétation ,que parce qu’ils sont les conducteurs de la matièreélectrique répandue dans l’atmosphère. 11 semblemême que cette électricité soit le feu divin qui fa-vorise le plus puissamment toute végétation, etcelle même des plantes qui vivent sous les eaux ;c’est elle qui fait accomplir les développemens desfleurs, leurs hyménées et la beauté des fruits$ mais