( 215 )
qu’on ne peut contredire, car il pourroit se prou-ver, par les sommiers des anciens décimateurs,n’a-t-il pas sa cause physique dans le dénûmentdes monts et dans l’abattis général des bois dehautes futaies ?
§■ VI.
Des abris.
La question des abris, par les bois, contre lesvents, n’est pas moins importante ici, que cellede l’atmosphère sur les végétaux, et elle échappemême, plus que les autres, aux erreurs des systèmesqui se fondent sur d’autres motifs que sur des faits.
Je ne crois point errer en affirmant, que la na-ture a destiné les sommets de toutes montagnes àêtre couverts d’arbres, comme il est de fait, qu’ellea classé les espèces selon les latitudes et les degrésdes régions élevées -, c’est une double vérité quel’homme a trouvé toute établie sur les plus hautesmontagnes de l’Asie , et de laquelle ont rendu té-moignage nos barbares Gaulois pour les Alpes etles Pyrénées -, mais dans tous les doutes, sur les sys-tèmes, il est sage de se retourner vers celui delànature ; et sur ce point il est démontré, en Amé-rique encore, que la nature affecte aux montagnesles plus grands végétaux - et en y réfléchissant, ontrouve dans ces dispositions des trésors de sagesse ;