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l’air en effet est moins respirable aux sommets deshautes montagnes ; et ce n’est qu’aprèsla région desglaces, que commencent la végétation , le séjourou le parcours des animaux;la région atmosphériqueen effet à certaines hauteurs, pourroit ne pas suffired’ailleurs à la nourriture et aux développemensdesarbres, car ils doivent pouvoir aspirer les émana-tions des vallées, pour s’en nourrir et prospérer ;et, puisqu’ils purifient l’air, en le restituant dégagéde tout gaz, qui pouvoit en causer l’altérationdans la région inférieure, il faut bien recon-noître dans un tel ordre la suprême sagesse de lanature.
Ce arbres qu’on pourroit nommer, et avec rai-son, les aînés de la grande famille des végétaux,n’ont pas seulement pour but de protéger les fa-milles inférieures, contre 1 es rigueurs des météores :ils sont encore destinés à élever le sommet desmontagnes, afin de perpétuer la durée et la pros-périté des arbres et des plantes, dans les vallées etles plaines. 11 s’y forme en effet des couches pro-gressives d’un humus qui est le produit des sé-crétions de tout ce qui vit et meurt dans les bois ,et encore de la décomposition des feuilles ; ils sontenfin destinés à former des réservoirs qu’ils trans-mettent avec une sage mesure aux végétaux dessites inférieurs. Telle est sans doute la sage pré-voyance de la nature; cependant ce système trouve