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des contradicteurs, en petit nombre, il est vrai,mais il y en a -, ils disent :
« La destruction des arbres, sur les montagnes,
n’a pas changé les abris.les plus grands arbres
qui ont pu en couvrir les cimes, ne s’élevoient pasau-delà de vingt-tinq à trente mètres, et leur des-truction n’a pu baisser cette élévation que dansla meme proportion ; ainsi les abris sont restés les
memes. Autant, continuent-ils , vaudroit-il
soutenir qu’un couronnement de quelques cen-timètres , dans les cimes des arbres , détruit laforce de résistance à la communication des mou-vemens de l’atmosphère. »
Je n’ai rien dissimulé de l’objection qui sembleêtre celle de ceux qui, sous les rapports physiques,ne trouvent pas de différence entre cent arpens defutaie et cent arpens de lin ; et je l’ai choisie dansune application décisive : elle a été faite pour leVar.
Il me semble d’abord que la majestueuse per-pendicularité des grands arbres verts que la naturea partout affectés aux sommets des plus hautesmontagnes, devroit seule en imposer aux raison-neurs de bonne foi, car pour se convaincre del’utilité des arbres situés sur les monts, il suffitpresque d’ouvrir les yeux, de penser au but duCréateur que dans le style, nous désignons pieuse-