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se déborde aussitôt en torrent par la trouée oupar la vallée latérale la plus proche ; il doitalors abattre ou renverser tout ce qu’il trouve,accélérer les eaux qu’il parcourt, et laisser, surtout son trajet, des traces de ses ravages. Lessimples notions physiques démontrent la réalitéde ces effets, déjà trop fréquemment ressentis dansles Vosges et les Cévennes, où, chaque année lesvents du nord arrachent les plus beaux arbresréservés dans les taillis, et qui se trouvent dans laposition inclinée que je viens d’indiquer.
Le précepte, au surplus, de planter des arbresdu côté que viennent le plus habituellement lestempêtes, n’est pas nouveau, car il a été donnépar un poète célèbre qui, comme les anciens, avoitcommencé par bien observer la nature , et lesçffets désastreux des autans qui de son tempsde'soloient le Languedcrc, sa patrie.
...... Q/ia veniunt de parte procellœ
Plantabis sylvarn ; ni conirh providus obstesOmnia quippe ruât boreœ intractabilis ira.
Rap. de Ilort.
S- VIII.
Delà dimiruitiondes eaux, des bois et delà terreculte.
On doit plus que jamais admirer la sagesse des an.ciens dans leur constante sollicitude, pour les eaux,