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comme pour les forets; et après avoir lu,tout ce qu’enont dit les sociétés d’agriculture , les administra-tions et les préfets dans leurs statistiques, il devientpresque superflu de s’attacher à démontrer, que leseaux dépendent des forets, et que les forêts dé-pendent des eaux; tous les besoins de l'agriculturepour les prés et les pâturages , la nécessité del’humide dans la terre pour toute germination, lasalubrité et la pureté de l’air , partout où il y ades eaux et des végétaux exposés aux rayons dusoleil, tous les secours que les eaux prêtent à l’in-dustrie et à la navigation , le cours continue desrivières, l’utilité enfin des réservoirs factices, toutcommande au législateur de conserver les causesqui en garantissent la durée, et de se hâter de fairerétablir un équilibre déjà beaucoup trop foible,pour produire avec une juste énergie tous les mou-vemens réciproques et alternatifs, et des eaux etdes arbres.
L’ordonnance de 1669, à l’instar des plus an-ciennes lois, avoit compris le cours et la policedes eaux dans le titre même des forêts, et lalangue vulgaire qui n’est souvent que l’inter-prête de quelque grande vérité de la nature,n’en a fait qu’un seul mot et même indivisible,les eauoeforêts.
La question des eaux est en quelque sorte jugéepar celle des forêts ; l’homme public en trouvera