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mine , et même dans des convulsions civiles :
L’empire del> ome fut pt rdu, alors qu’il attenditsa subsistance des tributs et des flottes de l’Asie-Mineure; et nous-mêmes encore, ne nous confions-nous pas trop aussi aux ble's e'trangers, car il ne Sautpas se le dissmuler , des acbatsde grains dans l’e-tranger, ne sont que de le'gers ou vains palliatifs ,quand il s’agit de vingt-quatre millions d’hommes,et ces recours aux états lointains, sont toujours, ouruineux, ou sujets à de criminels abus.
Dans un autre ordre de choses, si le gouverne-ment, éilairé par un département de l’agriculture,eut donné, il y a dix ans, en primes ou en em-prunts, aux agriculteurs de la France, le centièmede ce qu’il a été forcé de dépenser, pour achatsde blés étrangers , la France pourroit être le gre-nier de l’Europe ; en s’y prenant ainsi, il eût faitétablir du moins, un autre et meilleur système d’a-griculture, et il eût trouvé, dans les derniers temps,plus de viandes , de laitages et de légumes , dontla consommation auroit diminué celle du pain.
Disons-le donc franchement, un pays qui nefonde sa vie que sur des blés, dont les moissons nerendent presque rien à la terre, qui est réduitmême , à ne plus cultiver, que des blés, parce qu’ilest sans pâturages , sans sources continues , sansbois et sans troupeaux, est un pays qui toucheà sa ruine ■, pour s’en convaincre , et sans faire