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S’il ne s’agissoit encore dans cette opération ,que d’une carte purement géographique, on ap-plaudirait à cette base invariable ; mais la sur-face de la mer, sous l’empire des vents, est moinsmobile et changeante, que la surface de notresol cultivé ; car il y a quelquefois des calmessur la mer -, et il est impossible de supposerpour un seul jour, un même état de choses ànotre sol agricole ; les successions, le§ ventes, lesdéfrichements, les plantations, les divisions, lesclôtures, les constructions et le jus dornini, enfin,ne laissent pas au cadastre un seul instant d’immu-tabilité pour laquelle, cependant, on se donne tantde soins et de peines ; il y a donc des perfec- #tions ennemies -, et en administration générale ,il y a donc aussi des fractions qu’il faut savoirnégliger et sacrifier ; eh ! d’ailleurs, quand il y au-rait quelques petits profits, en moins imposés,ce ne serait pas ,1e peuple turc qui en profi-terait.
Pour la haute géométrie donc, et pour l’astro-nomie, honneur , gloire et fortune tant que l’onvoudraaux savaus géomètres qui s’occupent du glo-be, et de tout le système du monde ; mais quandil s’agit, de champs, de bornes, d’agriculture ,de commerce, de poids et mesures, et surtout delangue vulgaire, il faut nécessairement descendreau niveau de ceux qui exercent l’agriculture et le