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resque.le chènê renfermant l’ame de Clôrinde,
n’a pas poussé sous la hache de Tancrède, des gé-missemens plus plaintifs que ceux qu’on a faitentendre.
Voilà bien le Français, de l’ironie ou des chan-sons ; mais rendons à la question toute sa gravité,et osons nous-mêmes aborder la libération de nosCharges.
L’Assemblée cônstituante, d’après maints exa-mens contradictoires, a déclaré que la dette exi-gible étoit de deux milliards, et la dette constituée,de la meme somme.
On a vendu , pour des milliards de domainesnationaux, et ces milliards excédoient trois foisle capital de la dette publique ■ mais ils n’ont pasempêché d’en venir au triste expédient du tiersconsolidé; les biens et les bois ont été dévorés, maisil nous reste toujours une dette publique énorme,et nous en sommes à désirer une libération.
On a vendu encore les biens communaux quidévoient nous libérer , et nos chargessont toujoursaccablantes ; au surplus, on vendroit toutes lesforêts , les canaux, le fonds des rivières, et le troplarge des routes, que ce qu’on appelle la dette publi-que, absorbero'it tous les capitaux, sans rien perdrede sa fatale réproductibilité ; c’est une lèpre vivequi S’est emparée du corps politique , et qui dépériode en période, lé livre à des paroxismes vio-