( 286 )
]a main séculière, et dans le commerce de lasociété.
De tels motifs, sans doute, n’avoient pas besoinde commentaires ni d’explications en 178g, c’e'toitle grand œuvre de la révolution; c’étoit au surplusla plus belle et la plus heureuse opération de finan-ces , meme dans les intérêts immédiats du trône,qu’on pouvoit faire alors ; c’étoit d’ailleurs créerdes citoyens propriétaires, faire surgir l’abon-dance dans tout le royaume, et augmenter immen-sément les revenus de l’état; mais aujourd’hui,on a beau scruter la politique , les systèmes, ou lelin du métier, on ne voit plus d’intérêt à faire despropriétés privées, de ce qui reste au trop pauvredomaine du royaume de France.
Yeut-on dire que le gouvernement a des boismal acquis, ou mal retenus ? je ne le crois pas ; ila manifesté trop de loyauté et de justice; veut-onparler des biens du clergé? et plût au Ciel qu’onen eût au moins tous les bois ! mais le clergé estdans l’état, son sort n’est pas l’ouvrage de ceuxqui gouvernent, et, sousle rapport des bois, il doit,comme tous les citoyens, subir la loi communepouf tout ce qui est essentiellement utile à la patrie ;et d’ailleurs, en supposant des restitutions ou desabandons au clergé, on ne suppose pas, sans doute,qu’il en disposeroit comme propriétaire; car selontous les principes, il n’est qu’usufruitier, et, jus-