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tînt . al nunc jam .mitigato et intepescente. Ce
peu de mots , qui rapproche tant de siècles , etun simple élan de réflexions, depuis Columellejusqu’à Rozier, doivent suffire à tout Lecteuréclairé , pour bien faire envisager et meme jugerla question si importante des différences des cli-mats, de leurs causes, et de leur influence sur laprospérité de l’agriculture. Ils doivent surtout dé-terminer promptement le gouvernement, à prendredes mesures qui opposent aü moins quelques bar-rières aux vents et aux météores.
Théophraste a justement fait observer, que plusun pays est cultivé, plus il s’échauffe; il a dit uneplus grande vérité encore : que c’est l’état del’année qui fait la richesse des moissons , et nonla terre, annus fructificat et non tellus. Cettevérité est tout entière dans le juste équilibre desbois et des eaux , sur la terre. L’une et l’autre deces maximes furent exprimées pourla Grèce, maiselles doivent être une leçon d’effroi pourla France:ou en d’autres termes, la France, si elle continue seserreineus physiques et agronomiques, doit craindrede subir unjourlesort de la Grèce. LaPensylvanie,au surplus, est un grand exemple de la justesse etde la réalité de l’observation de Théophraste.
On doit donc moins s’étonner de tous les effetsextrêmes qu’on éprouve aujourd’hui , quand ouréfléchit à la dénudation presque générale de nos