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geois : « Quand votre arbre se dés-habille, habillez-vous; et lorsqu’ils’habille, déshabillez-vous. »
La Mauvaise Tour , qui sépare larue de Moral en deux parties, près del’Hôtel de la Préfecture, ainsi nom-mée parce qu’elle renfermait les in-slrunicnts de torture.
Dans le quartier de l’Auge ( dieAu), qui communique avec le pré-cédent par le stalden, ancien mot al lemand signifiant montée très-raide,se trouvent le couvent des Augus-tin!, fondé en 122't, et dont le maî-tre—autel mérite d’être examiné avecattention; Vhôpital Saint-Jacques ;le Grabensaal, coteau couvert deprairies, qui s’étend entre la ville etla rive g. de la Sarine; la Porte deBerne : la Tour Bouge -, le Uürren-bühl, hauteur surmontée par unetour flanquée de remparts.
Le quartier des Places (en ail. derWelsche Platz), déjà connu en 1281,renferme la Tour de Jacquemart,servant aujourd’hui de prison; l’A cadémie , dont les deux étages et lescombles ont été transformés en ca-sernes et le rez-de-chaussée en halleaux vins: le Pensionnat ou l’écoledes Jésuites , l’édifice le plus vaste dela ville, situé dans la partie la plusélevée. Chassés de tous les autresétats de l’Europe , les Jésuites sonttolérés ouvertement à Fribourg , oùles a rappelés, en 1818, un décret dugrand-conseil.«Car,a ditunvoyageurmoderne, Fribourg est la cité catho-lique par excellence , croyante ethaineuse comme au xvi e siècle. Lecas échéant, ses habitants décro-cheraient demain l’arquebuse deCharles IX ou rallumeraient le bû-cher de Jean Huss. » Le couvent desJésuites fut fondé en 1584 par le pèreCanisius , qui y mourut en odeur desainteté à l’âge de 77 ans. et qui,enterré dans l’église, attend encoreles honneurs de la canonisation long-temps promis , dit-on , à ses restes.Henri IV , roi de France, souscrivit.pour la construction de l’église, et fitprésent au couvent du maître-autel,se doutant peu alors qu’il mourraitassassiné par un Jésuite . Le couventse compose de 60 frères, remplissant
presque tous les fonctions de maîtreset professeurs au Pensionnat et anl.yceum, collège nouvellement con-struit. Le bâtiment est très—simple,tant à l’extérieur qu’à l’intérieur; demauvais portraits des chefs de l’or-dre des Jésuites et des recteurs del’établissement, ornent les murs descorridors. En 1839, le Pensionnat necomptait pas moins de 900 élèves, laplupart étrangers et appartenant à lanoblesse catholique romaine de laFrance et de l’Allemagne . Du reste,il faut le reconnaître, c’est un éta-blissement parfaitement bien tenu etbien dirigé. Chaque année, pendantles vacances, les élèves font a piedle tour de la Suisse , en petites trou-pes conduites par un de leurs pro-fesseurs.—I a-, couvent des Vrsulints.qui tiennent les écoles primaires desfilles; la Porte de Bornant, la TourHenri.
Quant au quartier de la Seutt-Vüle (ville basse), il contient aussideux couvents de femmes, la Md-grange (Bernardines), et Montorf( lîise'nberg), ordre de St—François.Mais il n’oll're de remarquable quela porte de Bourguillon avec la tourdu même nom, magasin à poudre,que le feu du ciel fit sauter en 173i« Sur la pointe la plus élevée des ro-chers, et au bord même d'un préci-pice, dit William Coxe , on voit sus-pendue , pour ainsi dire, dans lesairs, la porte de la ville appel»Bourguillon. Un étranger qui se trou-verait tout à coup transporté sur ifpont, croirait être dans File de D-pula ou dans File Volante de Gulli-ver, et s’imaginerait que pour y par-venir il faut des cordes et dos pou-lies. »
On peut encore aller visiter la J*Court-Chemin, dont les toits™’maisons supportent le pavé delàsupérieure , nommée Grandc-lojj'laine; mais les principales merve 1 'les de Fribourg , celles qui doivent,attirer tous les voyageurs, sont lague d’AloysMooser, et les deiix po“_suspendus, dont il nous reste a p»1er,
- Autrefois, lorsqu’on arrivait à Fribourg par la route de Berne, il