lt. N° 24 . PONTS SUSPENDUS DE FKIBOUIUJ.
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lait descendre une cote raide jus-qu'au fond delà vallée de laSarine,traverser cette rivière sur trois petitsponts, et remonter alors, pour par-venir jusqu'à la ville, une autre côtenon moins raide que celle qu’on ve-nait de descendre. Une diligence ouune voiture chargée employait une[heure au moins a faire ce long etdifficile trajet. Aujourd’hui, un pontmagnifique jeté sur la vallée conduiten deux minutes du sommet de lapremière côte au sommet de la se-conde.
Il ne nous appartient pas de faireici l'histoire du grand pont suspendu.de Fribourg. Bornons-nous à rappe-ler que . le 10 février 1830, une so-ciété d’actionnaires ou de souscrip-teurs signa avec un Français , M.Chaley, un traité qui accordait a cecélèbre ingénieur 200,000 fr. pour laconstruction du pont, et la conces-sion du péage pendant 80 ans, termeréduit plus tard de moitié. Le 9 juin1831 vit tendre la première chaîne;le 13 août, on monta les deux câbles,et le 8 octobre les travaux étaientcomplètement achevés. Ce jour-la,M. Chaley passa sur le pont, lui hui-tième, dans une voiture attelée dedeux chevaux. Le 15 du même mois,15 pièces d’artillerie traînées par 50chevaux, et accompagnées par 300personnes, le traversèrent et furentIconccntrées sur un même point, d’a-bord au centre, puis aux deux ex-trérnités. Ce poids extraordinaire oc-casionna une certaine dépressiondans la partie la plus pesammentchargée, mais on ne remarqua au-cunc oscillation sensible. Quatreleurs après, l’évêque et les autoritésde la ville inaugurèrent l’ouverturedu pont, traversé alors par une pro-fession de 2000 personnes marchant311 pas, nouvelle épreuve estimée audouble de la précédente.
“ Ce pont magnifique, d’une seuletravée, part de l’emplacement de'ancienne boucherie , dit M. Lercs-the et aboutit au Schœnenherg, oùJ® développe la route de raccorde-ment sur une longueur de 1,941 met.aux beaux portiques d’ordre dori-luc le terminent et forment les ex-
trémités d'un immense arc renversé,dessiné par les deux câbles suspen-seurs. Les portiques, qui ont 26 met.d’élévation, sont construits avec riesblocs de pierre calcaire et gréseuse,liés ensemble par des crampons enfer, dont le poids total s’élève a28,500 kil. En avant de chaque por-tique et à l’entrée du tablier est uneterrasse en forme de demi-lune quipermet au spectateur de plonger jus-qu’au fond de la vallée. À environ52 mèt. de ces portiques, s’ouvrentles puits d’amarre, qui ont 19 met.de profond, et env. 10 met. de larg.,etqui, entièrement 1 aillés dans le rocdes deux côtés , renferment chacuntrois chambres placées à une certai-ne distance l’une de l’autre, conte-nant chacune trois voûtes renversées,formées d’énormes blocs de pierre.Les câbles d’ainarre, au nombre deseize, traversent toutes ces voûtes,reposent de pins sur douze cylindresen fonte, et sont retenus par 128 an-cres, du poids total de 512 kil. Cescâbles d’amarre retiennent les deuxgrands câbles qui supportent de cha-que côté les grandes poutres du ta-blier au moyen de chaînes de sus-pension. Chaque câble d'amarre secomposte de^ô^S fils, soit 4,224 filspour les seize, a chaque extrémitédu pont; chaque câble suspenseurde 1056 fils, soit 4224 pour les qua-tre. La force moyenne d’un fil est de610 kil. De l’arc renversé, formé en-tre les deux portiques par les grandscâbles, s’échappent de chaque côté, eta la distance d’environ 1 mèt- 500 e.l’un de l’autre, 164 chaînes de sus-pension , retenues en haut par deschevalets enfer, et terminées en baspar des étriers auxquels les poutresdu pont sont accrochées. »
DIMENSIONS.
Longueur entre les deux portiques, 287 m. 47 c.
Hauteur, 21
Largeur, 7 »
Fer employé, 85,000 kil.
Bois du tablier, 115,000
Poids que supportent les gr. câbles, 120,000Poids qu’ils peuvent supporter, 240,000
Les dépenses totales se sont éle-vées à 368,868 fr.
Le 19 octobre 1840, un autre pontsuspendu, jeté sur la vallée du Got-