R. ÎS° 33. 1)E BIENNE A SOLEl'RK.
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rnanesques rivages qui bordaient unevaste étendue d’une eau claire et cris-talline, j’assimiiais à mes fictions tousces aimables objets, et me trouvantenfin ramené par degré à moi-même età tout ce qui m'entourait, je ne pou-vais marquer le point de séparationdes fictions aux réalités, tant toutconcourait également à me rendreebère la vie recueillie et solitaire queje menais dans ce beau séjour. Quene peut-elle renaître encore! Que nepuis-je aller finir mes jours danscette ile chérie, sans en ressortir ja-mais, ni jamais y revoir aucun ha-bitant du continent qui me rappelâtle souvenir des calamités de touteespèce qu’ils se plaisent à rassem-bler sur moi depuis tant d’années! »
Deux mois s’étaient a peine écoulésdepuis que Rousseau jouissait enfind’un bonheur suffisant, parfait etplein, lorsqu’un matin, M. le baillide Nidau , dans le gouvernement du-quel était l’ile St-Pierre, lui intima,de la part de Leurs Excellences, l’or-dre de sortir de l’iie et des états deBerne . L’infortuné proscrit demandacomme une faveur à être enfermédans quelque vieux donjon. On luirépondit de quitter le territoire mé-diat et immédiat de la républiquedans l’espace de 2't heures , etde n’y rentrer jamais . sous les plusgrièves peines. Il obéit, et partit pourl’Angleterre.
DE ItlENNE A SOLEURE.
5 h.
30 m. Bœtzingen (eu franç. Bou-jeau), v. de 595 liai)., situé sur laSuse , à la jonction des routes de So-leurc et des vallées d'Erguel et duMoutiers . (R. n°87.)
1 ii. Pieterlen (en franç. Perles),v. par. réf. de 1,332 hab.
30 m. Lengnau ( en franç. Lon-geau), v. par. réf. de 716 hab., danslequel, dit Ebel, les détonations del’artillerie étrangère firent, pour lapremière fois depuis 1447, retentirles échos des montagnes delà Suisse le 2 mars 1798. Dès les 3 h. du ma-lin , un corps de troupes françaisesfort d'environ 15,000 h., et com-
mandé par le général Schauenbuig,attaqua le bataillon des milices ber-noises cantonné à Lengnau , et qui futbientôt mis en déroute. Quand lesvainqueurs entrèrent dans le village,un canonnier de Werdt resta immo-bile au milieu de ses chevaux. «Jene veux point de grâce des ennemisde mon pays! » s’écria-t-il, et iltomba percé de coups de baïonnette.De Lengnau , les Français marchè-rent rapidement sur Soleure et surBerne .
Presqu’au sortir de Lengnau , ouquitte le caillou de Berne pour en-trer dans le canton de Soleure .
30 m. Grenchen (en franç. Gran ges ) — (Aub. : Zum; Ereuz), v.par. cath. de 1,108 hab., dont l’égli-se, l’une des plus belles du pays, estconstruite en partie avec les ruinesd’une vieille tour servant de prison,appelée Fuchsenloch , et située ausommet d’une éminence voisine. Surla pente de la montagne est l’église( l’Àllerheidigen, pèlerinage très-fré-quenté, d’où I on découvre une bellevue.
Grenchen est le lieu de naissancedu professeur Ilugi, de Soleure .
Entre Lengnau et Grenchen , sontles beaux bains de Grenchen oud’Allerheidigen, ou de Bachthalen :64 chambres ; 39 chambres de bains;bains russes; cures de petit lait.Prixtrès-modérés : 12 à 20 liatzen parjour. Chambre : 4 à 6 fr. par semai-ne; un bain : 2 batzen 1/2; bains (Ifvapeur : 6 batzen.
30 m. Bettlarh, v. par. cath.®517 hab., au pied de l’éboulementd’une montagne , arrivé il y a milleans. — Haag , liam.
30 m. Seizach, v. par. cath. dt974 hab., appelé SalsœAquœ ouAu-lis Aquœ du temps des Romains.--A d., sur la rive g. de l’Aare , Al-treu, où l’on voit encore des tracesd’une voie romaine , qui conduisaitd’Aventicum à Soleure .
30 m. Bellach , v. calh. de 51b H -•Belles Aquœ du temps des Romains-On y a trouvé un grand nombre dmédailles, de vases, de lampes, ém-et une statue de Vénus, qui se voyaiautrefois au château de \Valdec», f