n. No OU. LK LANDKNHEUG. L OBWALDKK.
Wenn «1er Bauer BrodWuUt’ essen, mro g er sclbst ain Pfluge ziehn !
(Schiller.)
Quand le paysan voudra manger du pain, ildevra s’atteler lui-même à la charrue.
Irrité de cette offense, le jeuneArnold frappa le valet d’un coup debâton, lui cassa deux doigts et s'en-fuit dans les montagnes. Par ven-geance , Landenberg lit crever lesyeux au père d’Arnold, Ilenry An-der-Haldcn. Cet acte de cruauté pro-duisit une profonde impression surl’esprit public, et contribua plus quetout autre a hâter et à faire éclaterla révolution suisse .
Le premier jour de l’année 1308,au moment où Landenberg sortaitdu château pour aller a l’église en-tendre la messe , vingt paysans vin-rent au-devant de lui, apportant,tomme présents d’usage, des poules,des chèvres, des agneaux, etc. Lan-denberg leur dit d’entrer au châteauet continua sa roule. Arrivés sous laporte, l’un d’eux donna un signalavec son cornet; tous tirèrent dedessous leurs habits des fers bien ai-guisés , les mirent au bout de leursbâtons, et s’emparèrent du châteaupendant (pie trente autres paysans,tachés dans un bois , accouraient àleur secours. A cette nouvelle , Lan-denberg , épouvanté, s’enfuit a Alp-nach.mais les insurgés l’arrêtèrentetlui firent jurer, ainsi qu’à tous scsgens, dequilter àjamaisles Waldstæt-len.On ne fit de mal à personne. Quant“n château, il n’en reste aujourd’huiaucun vestige. L’arsenal cantonal etla maison de tir de la commune oc-cupent remplacement même sur le—Quel il était bâti, et c’est en cet en-droit que, depuis 1610, se réunit lalandsgemeinde de l’Obvvalden.
A. en croire la tradition, les pre-miers habitants des vallées de l’Un-Icrwalden furent des émigrants ve-nus du nord de l’Europe , et dont leschefs, compagnons de Suiter eto'veno, scnommaientllumo et Resti.Quoi qu’il en soit de leur origine, lesbnterwaldois embrassèrent de bonneheure la religion chrétienne; sous, empereur Honorius , ils aidèrent à•tasser les Goths de Rome , et ils re-
çurent du pape Anastase un dra-peau, où les clefs de saint Pierre fi-gurent comme armoiries. Plus tard,Grégoire IV les appela les défen-seurs et les protecteurs de l’église.—Lors du grand interrègne dans l'em-pire . des seigneurs iniques et ecclé-siastiques acquirent peu à peu desdroits et des redevances dans leurpays.On necomptaitpas moins de 10châteaux bâtis à cette époque par lahaute et la basse noblesse. Au com-mencement du ix° siècle , ils se pla-cèrent, avec Uri et Schwytz , sous laprotection de l’empereur, et en 1110,iis choisirent le comte de Lenzburg pour avoué. En 1150, leur landsgo-mcinde, réunie a Wyserlcn, décrétala séparation du pays en Obwaldciiet Nidvvalden. Nous venons de ra-conter ci-dessus comment, au xiv Esiècle, ils se rendirentindépendants.Depuis cette époque , ils combatti-rent au premier rang dans presquetoutes les guerres des confédérés , aMorgartcn , a Laupen, à Sempach , àSi-Jacques, etc. La révolution de1798 les trouva fermement attachés aleurs anciens principes politiques et àleurs vieilles croyances religieuses.Ils voulurent lulter contre les arméesIrançaises (F. Stans), mais ils furentvaincus, i.ors de la réaction de 1811,ils furent les derniers il jurer lepacte de 1815, et les constitutionsqui les régissent aujourd’hui datentencore de 1816.
Constitution de l’Obwalden . —Pouvoirs publics : la landsgemeinde,assemblée générale du peuple, com-posée de tous les loyaux citoyensâgés de vingt ans révolus, et se ré-unissant chaque année, le dernierdimanche d’avril; le landrath, con-seil composé des fonctionnaires nom-més par la landsgemeinde et de 65députés des paroisses; le landam-mann ; les tribunaux civils et lelandgericht, tribunal du pays.
De Sarnen dans le Melchlhal et à Engelherg.(R. n. 68.)
Dans l’Éntlibuch par le Sattel. 6 h. 3ü ni.[Page 304.)
7>B SARNETf A STANS.
5 h. 1|3. Route de chars.
15 in. l'ont sur le Mclchbach.