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II. K» 60. KliRNS. LU TROU DU DRAÙOIX.
15 m. Kerns — (Aub. : Kreuz,Itœssli), v. par. cath. de il,292 hab.Jolie église récemment bâtie sur lesfondements de l’ancienne, incendiéeen 1813, et qui renfermait, entreautres curiorités, des tableaux deWursch , le baptistère où le frèreKlaus fut baptisé, les tombeaux desermites Ulrich et Cecilia.— Fête deslutteurs le l or août. — Belle vue surle Wart au N., et sur la Burgfluhau S.
15 m. Weissœhrli, ham. — 15 m.Forêt de Kerns .
15 m. Ennemoos ou St-Jacques(Nidwaldcn), dont l’église passepour la plus ancienne du canton , v.d’env. 400 hab., situé à la base mé-ridionale du Muttcrschwandenberg.
30 m. A g. le Trou du Dragon( Drachenhatlile ). — Les abords decette caverne sont pénibles et l’entréeen est obstruée par des broussailles.
« Il fut un temps où un énorme ser-pent s’établit dans cette vallée; il ydévora quantité d’enfants et de bes-tiaux, et y répandit une telle épou-vante , que les habitants de Weilabandonnèrent ce hameau, nommédès lors OEdweil. Bientôt la désola-tion s’étendit au loin dans la con-trée, sans que personne osât atta-quer ce terrible ennemi. Alors vivaitdans rUntcrwalden un guerrier quiavait longtemps signalé sa valeurdans les guerres d’Italie, ou plutôtil n’habitait pas alors sa patrie.Struth de Winkelried, c’était sonnom, avait été créé chevalier parl’empereur Frédéric 111, pour labravoure et la fidélité qu’il avait dé-ployées a son service, surtout ausiège de Faénza . Rentré dans sesfoyers afin d’y jouir, au milieu dessiens, de la gloire qu’il avait acquisedans les camps de l’étranger, il eutle malheur de tuer un homme enduel. En ce temps-là, où tout lemonde était brave, c’était un crimeque de priver la patrie d’un citoyen,même en se mesurant en braves, etSI rut h de Winkelried fut banni del’Unterwidden. Cependant, dans sonexil, le bruit des ravages auxquelsson pays était en proie était venu àscs oreilles. 11 apprit qu’un affreux
reptile dévastait ces belles campa-gnes, vers lesquelles il ne cessai! detourner de loin des regards de regretet d’amour. Il sollicita par ses amis,car alors aussi les malheureux con-servaient leurs ainis , la permissionde revenir dans ses foyers, sous lacondition de délivrer le pays du fléauqui le désolait, et cette grâce lui futaccordée. 11 part, il arrive, il mar-che droit au Drachenried, et là ilétablit son camp en face du repairede son redoutable ennemi. Il n’at-tendit pas longtemps l’occasion dosemesurer avec le dragon, et saisissantle moment où ce monstre sortait deson antre , il l’attaque avec autantd’intrépidité que d’adresse, il lepresse, il le terrasse, et, lui enfon-çant dans la gueule sa lance garnied’un faisceau d’épines, il le fait en-fin expirer sous ses coups redoublés.Mais ce héros ne jouit pas longtempsde son triomphe; une blessure qu’ilavait reçue dans le combat l’emportale lendemain, et sa patrie en deuilne put déposer que sur sa tombe ledécret d’absolution qu’elle devait àsa victoire. Depuis ce temps, le nomde Winkelried est resté cher et sacrédans l’Unterwalden ; on lui consacraune chapelle, seul genre de monu-ment qu’on y connaisse pour tousles grands hommes, aussi bien quepour Dieu même , et lorsque plus
tard un autre Winkelried, Arnold,
se dévoua sur le champ de bataillede Sempach pour le salut de 3Suisse entière, l’antique honneur doce nom s’accrut du nouveau sacri-fice, et la reconnaissance .s’accrut en se partageant entre deuxhéros.»
10 m. Chapelle de Struth delDn-kelried, frère du héros de Sempadjiincendiée le 3 septembre 1798, niai*rebâtie depuis, élevée en l’honncuide ces deux confédérés. Le jour desa destruction, les Unterwaluois.soutenus par les gens d’Uri et dSclivvytz, se battirent en désespoircontre les Français en ce lieu me" 1 ■on vit des femmes, de jeunes lm"'des enfants prendre parta celte lu■sanglante, et tomber a côté de leupères et de leurs époux.