384
rore les ruines du cliâteau de Nen-Habsbarg , tour ronde , résidenced’été du comte de ce nom, détruiteen 1352 par les Lucernois, aidés descantons primitifs.
15 rn. Meggen , v. par. catli. de803 lmb. sur le flanc du Meggeu-horn qui court depuis Küssnacht jusqu’à Alstaad , et du sommet du-quel on découvre une belle vue.
25 m. Merlischachen , ham. ducanton de Schwylz.
35 m. Küssnacht — (Aub. : Ad-ler, Rœssli) , bourg de 2,505 hab.cath., situé a la baseN.-O. du Rigi,au fond du golfe du lac des Waid-stætten, auquel il a donné son nom.Belle église, où l’on remarque unechaire curieuse, 4 autels, un ciboireprécieux, une statue de la Vierge enargent, et un bon tableau représen-tant l’ascension de Marie, etc. —I.’hôlel-de-ville , vieil édifice, serten même temps d’école et de prison.
Ce bourg est très-ancien. I.ucernele posséda jusqu’en 1424, époque alaquelle il conclut un traite de com-bourgeoisie avec Schwylz qui finitpar devenir souverain. La révolutionlui fit gagner la liberté politique etl’égalité de droits. — Lors de la ré-action aristocratique de 1831, ses ha-bitants embrassèrent la cause desdistricts extérieurs, et le 31 juillet1833, ils virent arriver l’année sar-nierine d’Ab-Yberg, dont lesexploitsse réduisirent à maltraiter plusieurspersonnes, et à piller un dépôt d’eau-de-vie ainsi qu’un magasin de fro-mage; mais à la vue des troupes fé-dérales , l’armée et son généralprirent la fuite et ne reparurent plus.
En 1828,onreprésenta à Küssnacht l’histoire de Tell et de liessler, l’é-pisode de la pomme sur la place pu-blique, la traversée du lac, la mortde Gessler dans la chemin creux, etc.Quand le tyran tomba percé d’uneflèche, tous les spectateurs poussè-rent de grands cris de joie.
De Küssnacht à Lucerne par eau. (R. n. 71 )
De Küssnacht au Rigi . (R. n. 72 .)
Au-dessus de Küssnacht , sur leflanc du Rigi , s’élève l’antique tourdu château de Gessler, dont lessombres ruines contrastent avec la
riante couleur des bois qui l’envi-ronnent.
« A 30 m. de Küssnacht , sur l(chemin qui conduit au lac de Zug ,dit un voyageur français , le terrains’abaisse entre deux collines agréa-blement ombragées, le sentier de-vient étroit et profond , et sous l’é-paisse voûte du feuillage qui lecouvre, les objets ne sont plus éclai-rés que d’un jour mystérieux. C’estla que Guillaume Tell , échappé dela barque de Gessler , vint attendrele tyran et, par un coup heureuxautant que hardi, délivra sa patriecomme il avait délivré son fils, lincet endroit, on a bâti une chapelle,appelée chapelle de Teli. » Cettedescription, faite il y a quelques an-nées, n’est plus complètement exacteaujourd’hui.Le chemin creux (Hoh-lengasse) a été en partie détruit parla route nouvelle récemment con-struite; la chapelle , rebâtie déjà en1644 et 1767, vient de l’être encoreen 1834. Le tableau qui la décoreactuellement est du peintre Boulier,
Après avoir dépassé la chapellerieTell on découvre le lac de Zug et onle côtoie, le longdu Rigi , depuis lesdeux hargeaux d’
Immensee (Unter et Ober), clie-mins pour le Rigi , (F. R. im 172)jusqu’à
1 h. 15 m. Arth ou Art — (Aub. :Schwarzer-Adler, Schwert ), bourgde 2,150 hab. cath., dans une char-mante position, à l’extrémité méri-dionale du lac de Zug , entre la basedu Rigi et la Rossherg. La biblio-thèque du couvent des Capucinspossède quelques ouvrages précieux,concernant l’histoire de la Suisse .On conservait autrefois avec le plusgrand soin des bannières conquisesà Laupen , Sempach , Granelson etMorat ; mais les Français brûlèrent,le 16 octobre 1798, ces glorieux tro-phées conquis dans la lutte de la li-berté et de l’égalité contre le des-potisme. Il ne reste plus qu’unecoupe d’argent , aux armes de Char les le Téméraire et un gobelet enforme de dauphin. L’année suivante(1.799), les Français et les Autri-chiens se livrèrent plusieurs CM' 1 '