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vaicnlla petite chapelle de la Sainte-Croix , épargnée par les flammesdans l’incendie de 1942, et celle deSaint-Michel, appelée la prison, oùl'on célébrait autrefois le service di-vin quand le pays était mis en in-terdit; le cimetière, qui renferme latombe d’Alovs Reding , le généraldes Suisses dans la guerre de 1798.
L’ Hôtel-de-Ville (Rathhaus), dontla façade orne la place que, etqui ne se recommande ni au dedansni au dehors par le luxe de sou ar-chitecture; c’est là que siègent lesConseils du canton. Dans la grandesalle, ou voit les portraits de 43landammanns, et un tableau repré-sentant les événements de l’anciennehistoire suisse .
VArsenal, qui contient des ban-nières prises par les Schwjtzois àMorgarten, celles qu’ils portaient àLaupen , Sempaeh , Cappel, Morat ,et un étendard consacré que leurdonna le pape Jules 11.
I.es Archives , placées dans unetour carrée et à trois étages, qui futprobablement autrefois un château-fort; car ses murs ont nue épais-seur remarquable, et on y trouvedes cachots souterrains.
Ce couvent des Dominicaines deSaint-Pierre, fondé en 1272 parHartmann Zum-Bach.— Le couventdes Capucins. — L 'Hôpital , dontle troisième étage sert de prison. —La Maison d’école, qui renfermeun petit théâtre, etc.
. La seule collection particulièreimportante est le médailler de Hed-«nj/cr, propriété que la famille nel'eut aliéner. — Une bibliothèque aele formée en 1823; elle possède•jejo 4,000 vol. , traitant en généralue l’histoire du pays.
I‘nOME»(ADES ET EXCURSIONS. —
u e quelque côté que l’on se dirigeeux environs de Schvvylz, on esttoujours dans un magnifique jardin,u ou l’on découvre de superbes pointsjl® vuc d’une inépuisable variété.•Jiverses stations jouissent pourtant
une célébrité particulière. Nousciterons une maison de campagneHure sur l’Urmiberg (45 ni.) ; l)au-C|, 8e sur la roule de Stein (R.
n° 109) ; le sentier qui conduit auMuotlalhal (K. nu 70) ; les chapellesSte-Agalhe , St-Joseph et Tschiil-schi; et enfin les diverses pentes duIlncken, couvertes d’abord de mai-sons, de vergers et de forêts; plusliant, de pâturages et de chalets;plus haut encore , de rochers nus etescarpés. Le sommet du grand Mv-tlien , accessible d’un côté seule-ment, est couronné d’une croix.A eu croire certains voyageurs, lavue que l’on y découvre surpasse aquelques égards celle du Iîigi.
Histoire. — L’histoire du bourget du canton de Schvvylz offre en-core un plus grand intérêt que cellede toutes les capitales des attirescantons. Personne ne l’ignore ,Schvvylz posa les premiers fon-dements de la confédération etde l’indépendance de toute l’Ilelvé-tie,qui prit alors son nom , et s’ap-pela depuis celte époque la Suisse .
« Derrière les lacs, au pied deshautes Alpes , où, dit Henri Zscokke,s’étaient réfugiés très-anciennement,peut-être après les victoires des Ro-mains, les derniers fils des Cimbres,leurs descendants vivaient séparésdu reste du monde. Ni Allemand ,ni Bourguignon, ni Franc n’eùl oséhabiter leurs déserts aussi pauvresqu’horribles ; ils faisaient paîlre leurstroupeaux sur des montagnes incon-nues. On ne voyait ni châteaux surleurs rochers, ni villes dans leurs val-lées. Pendant longtemps les Bru-chenburcn ( paysans du marais )n’eurent qu’une seule église dans lavallée du Muolta; le peuple deSchvvylz, d’Unterwalden et d’Uri s’yrendait. Les habitants de ces troisvallées étaient de la même race etvivaient sous un gouvernement com-mun , formé d’hommes de leurchoix, respectables par leur expé-rience et par leur loyauté. Mais q uandla population se fut irop accrue, cha-que vallée eut son église , son lan-damman, son conseil, son tribunal.Ainsi Schvvylz, Uri et Untervvaldenrompirent leur communauté, maiscontinuèrent d’agir, dans les affairesimportantes, comme un seul et mêmepetit état.
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