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sicme jusqu’à Biasca . Leur climatvarie comme leur position et leurhauteur. Dans la première, on netrouve presque que des pâturages;la troisième , au contraire , cultivela vigne et tous les arbres de l’Italie .La Levantins toucheau N.-E.,parlesAlpes du Lukrnanier, au territoire(lu lîhin du milieu; au N., au dis-trict d'Urseren du c. d’Uri ; au N.-O.,au Haut-Vallais et aux vallées deForrnazza et de Lavizzara . Le Tes-sin, qui y a ses sources, la parcourt(lu N. au S., en y recevant sur ses(leux rives de nombreux affluents.
Le val Lcvantiria, connu des Ro-mains sous le nom de, val Lepontin,tomba, au vni e siècle, sous la do-mination des rois lombards, qui yfirent construire plusieurs châteauxforts dont on voit encore les ruines.Après avoir appartenu pendant plu-sieurs siècles à des évêques italienset au duc Visconti, il fut cédé en1441, par l’un de ses ducs, au can-ton d’Uri, moyennant une sommed’argent; cession confirmée en 1450par le fils et la veuve du défunt.Depuis cette époque jusqu’à 1798,n a formé un bailliage sous la sou-veraineté du canton d’Uri. La révo-lution le rendit libre et indépen-uatil, et aujourd’hui il fait partieou canton du Tessin . En vain, en‘“14, Uri chercha a faire valoir sesanciens droits : une décision duvongrès de Vienne maintint l’ordre(je choses existant.—La populationne cette vallée, qui n’était que deJ,601 hab. en 1808, s’élevait à 11 ,930a la fin de 1833. L’émigration y estconsidérable ; 1,040 passe-ports ontMe délivrés en 1832.
A Dazio-Grande, la vallée est; ou jn coup fermée par les immensesm .? '' D' c dn mont Piotlino oulatifer, au travers desquels le:® ssl !‘ s’est frayé un passage dansun défilé si long et si ctroit, qu’an-etois on était obligé de passer pars montagnes pour descendre à. ai(l °- Aujourd’hui une magnifiqueI , IUe un voilure, supportée en gran-it partie par des arcades et des ter-■sses, et traversant trois fois lessui sur des ponts remarquables,
descend dans toute sa longueur cellegorge sauvage, regardée avec raisoncomme la plus belle de toutes lesgorges de la Suisse . Pendant l’oragede 1834, le Tessin , débordé, em-poria une partie de celle route, quiavait cofité des sommes énormes; etjusqu’à ce qu’elle fût rétablie, lesvoyageurs se virent forcés de sui-vre, pour se rendre à Faido , lessentiers des montagnes, depuis silongtemps abandonnés.
Au sortir de ce défilé, et près duv. de Polmengo, on commence àapercevoir quelques châtaigniers, etdéjà la vigne est cultivée à
1 h. Faido (en ail. Pfaid) —(aub. ; Angelo, Sole), chef-lieu ducercle de ce nom et du district dela Levantins , v. de 597 hab. calli.,a 737 mèt., où l’on remarque debelles maisons, un couvent de ca-pucins bâti en 1607 et un ancieniiôtel-de-ville, et sur la rive d. duTessin la belle cascade de Piu-rnegna.
En 1755, les habitants du valLevantins se révoltèrent contre leursmaîtres et leurs tyrans, les démo-crates du canton d’Uri. Cette insur-rection parut si alarmante, que tousles cantons armèrent pour l’étoufler.« On suivit, dit Hélènc-Maria Wil-liams, cette maxime adoptée parla plupart des gouvernements, queles gouvernants ont toujours raisonet les gouvernés toujours tort. Lesgriefs des insurgés furent redresséscomme on peut le deviner; c’est-à-dire que l’on abolit la forme de leurgouvernement ; on les priva de tousleurs privilèges municipaux , civils ,judiciaires; on leur interdit le portd’armes, droit dont jouissaient lesSuisses des plus basses classes; onfit clouer au Ironc des noyers quel’on remarque à Faido les tètes desprincipaux chefs de l’insurrection ,et 3,000 hommes de la Levantinn ,désarmés et rassemblés tout exprèspour assister à celle horrible exé-cution , durent demander pardon etgrâce à genoux à ceux qui leur ra-vissaient leur liberté. Le bailli d’Uridevint leur seul administrateur, leurseul législateur, leur seul juge ; et