R. N° 83 . HISTOIRE DK BALE.
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prix d’argent elle obtient et fait con-firmer ses privilèges rédigés pour lapremière fois par écrit en 12(10 etet 1203. lîn vain , en 1312, la pestej tue plus de 1,500 personnes ; envain, durant la nuit du 18 au 19 sep-tembre, dix secousses de tremble-ment de terre renversent presquetoutes ses maisons et ensevelissent300hab.; elle se relève bientôt de sesruines, plus florissante et plus popu-leuse que jamais. Déjà en 1285, elleaconstruit le pont du Rhin ; en 1392elleachète le petit Bâle , situé sur la rived. du fleuve, et qui ne formera plusavec le grand Bâle qu’une seule etmême commune; eten 1390, l’évêqueayant besoin d’argent , lui vend lesbailliages de Lieslali, de Walden-burg et de Homburg .
fendant qu’elle agrandit ainsi sonterritoire , la bourgeoisie de Bâle devient de plus en plus puissante.En 1345, elle s'allie aux confédérés .Le clergé l’excommunie: elle ré-pond au clergé qu’il n’a qu’a lire etchanter , ou bien de la ville s’ôter.Les chevaliers , appui naturel duprince-évêque , conservaient encorequelques prérogatives, elle les exileet s’empare de tous leurs droits. De1431 a 1438, elle assiste à ce fameuxconcile appelé désormais concile deBâle, l’une des assemblées les plusnombreuses de l’église chrétienne ;enfin, l’an 1460, elle obtient unebulle du pape pour la fondation d’uneuniversité qui doit la rendre a ja-mais célèbre. Aussi, malgré lesguerres et les luttes perpétuellesfiu’elle a a soutenir pendant le XV esiècle, malgré une peste en 1438. etune autre peste en 1481, l’industrie,ie commerce, les arts et la libertéont-ils élevé Bâle à un haut degréde splendeur et de prospérité , lors-que, en 1501, les Suisses la reçoiventdans leur Confédération, dont elle a.nié depuis l’un des cantons. « APeine le traité , dit Ebel , eut-ile tu la sanction du serment surune des places de la ville , que les,°j s ouvrirent leurs portes. Jus-qu alors les dangers auxquels ilsaient sans cesse exposés de la partu ‘ ut noblesse voisine les avaient
non-seulement obligés de les gardernuit et jour; mais aussi de les tenirconstamment fermées. Dès ce mo-ment, au lieu d’hommes armés, ils jplacèrent une femme seule avecune quenouille pour faire payer lepéage. »
Jamais, à aucune époque de sonhistoire, Bâle ne fut plus libre, plusflorissante, plus peuplée, plus bril-lante qu’au commencement du xvi esiècle. Les évêques, dont le pouvoiren matière civile et politique étaita peu près anéanti, venaient de seretirer à Porrentruy , et la réforme,adoptée avec empressement parleursanciens sujets, allait bientôt les dé-pouiller de leur autorité spirituelle.Erasme et Ilolbein vivaient dans sesmurs. Mais à partir de celte époque,sa prospérité déclina.Devenue toute-puissante , sa bourgeoisie fit de saliberté un privilège exclusif; elletraita eu serfs les nouveaux venusadmis à vivre dans son sein, et semétamorphosa peu a peu en unearistocratie oppressive.— Du xvrsiècle à la fin du xvm e , la popula-tion totale avait décru de moitié.
La révolution française renversacette aristocratie, et rendit la libertéà ses sujets. Le 20 janvier 1798 ,le bourgmestre, le petit et le grandConseil de la ville de Bâle , assurè-rent, par un acte authentique, l’é-galité politique des citadins et descampagnards. Cet acte fut respectésous le gouvernement helvétique et-l’acte de médiation; mais, lors de laréaction de 1814, Bâle ville, le vio-lant, s’arrogea les droits de nommerles trois cinquièmes des membres dugrand-conseil. Bâle campagne seplaignit vivement, et n’alleiiditqu’uumoment favorable pour réclamersesdroits. Après la révolution de 1830,Liestall devint le lieu de réunion detous les mécontents. F.n 1831, laguerre éclata entre la ville et la cam-pagne qui établit un gouvernementprovisoire. Bâle fit des sorties danslesquelles elle eut l’avantage; maisla dureté de sa conduite envers lesinsurgés excita une telle irritationdans plusieurs cantons de la Suisse ,qu’il fut un moment question de