DE LA NATURE VÉGÉTALE. 47 1
des mets les plus friands des Allemands.Comme elle est très nourrissante, la ma-rine pourroit en tirer les secours les plusimportants : l’incorruptibilité dont elleest douée, grâces à son sucre confit dansla pulpe même, la rend plus propre quele biscuit à tous les voyages de longcours. Son bouillon seroit agréable et sa-lutaire aux malades, et sa chair cuite unexcellent corroboratif aux convalescents:comme elle est un puissant antiscorbu-tique, elle pourroit très économiquementremplacer les tablettes à bouillon, et pré-venir facilement les ravages que le sor-but fait sur nos vaisseaux.
Réduite dans la chaudière en consi-stance presque solide, elle remplace àpeu de frais dans les campagnes, le rai-siné de la vigne, le miel odorant, lesconfitures et les compotes friandes. Cepoiré, s’il est bien fait, se conserve desannées, et compose seul avec le pain,