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Tome premier.
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en Suisse,

St

Durant le temps où le troupeau est indivis,s'il vient à périr quelque tête de bétail, la pertes’en supporte en commun, &r le cas n'est pasabsolument rare , parce qu’indépendammentdes maladies , ces animaux te hasardent quelque-fois au bord des précipices, íòit dans le parcours,íoit en voulant atteindre à un brin d'herbe, qu’illeur greve d’abandonner , ce qui occasionne deschutes de temps à autre.

Dans les pâturages des Alpes, indépendam-ment de l'excellente qualité du lait, il y est en-core très-abondant. Deux fois le jour on traitles vaches, &: chacune donne de seize à vingt?pintes de lait, quelques-unes en fournissent jus-qu’à vingt-quatre pintes, &r les moins bonnesdouze ; il faut entendre ici, par pinte, celle quis'emploie pour la mesure du vin ; &■ ce lait estsi gras, qu’après que la crème en est enlevée, ifest encore auffi épais que lest le nôtre lorsqu’ifn’est point écrémé.

Les bergers ont un cri par lequel ils se ré-pondent dans les vallées, à la distance d'unslieue &: plus. Ils ne séjournent sur- lés Alpes,avec leurs troupeaux , que pendant quatre moisde Tannée, en quelques endroits pendant unou deux mois seulement, ils en redescendent'ensuite. La rigueur du froid n’y permet pointde demeures fixes ; toutes les habitations qui s'y

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