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en Suisse.
forme d’équivalent. Elles lui permirent d’en-Voyer chez elles des baillis ou gouverneurs, seréservant leurs droits, franchises, <k libertés ,ces baillis n’ayant reçu que le seul pouvoir dejuger les causes criminelles.
Dans ces entrefaites, Rodolphe parvint à l’Em-pire par le bienfait des Suisses qu’il gouvernaavec douceur pendant toute fa vie. Son fils, Albert,ne l’imita point : il forma le projet de subjuguerla Suisse, de l'asservir i sa maison, & de laconvertir en un domaine qui lui fût propre. E’ar-tifice , les promesses, les appas insidieux, lesnégociations, les moyens de corruption , furentles agens qu’employerent d’abord les Gouver-neurs Autrichiens qu’il établit dans le pays. Ilsne dédaignoient point de mettre en usage lesplus petites ressources pour se concilier la con-fiance de ces Peuples.
Ces moyens ne lui ayant point réulïï, il setourna vers les voies de rigueur & de sévérité.Les Gouverneurs empiétèrent de jour en jour furles privilèges des Suisses, qui, alarmés d’unetelle conduite , firent une députation à l’Empe-reur pour se plaindre de l’injustice des Gouver-neurs &c de Pinfraction de leurs privilèges. LesDéputés furent mal accueillis, & reçurent Pal—tentative, ou de se soumettre à son obéiflànceou de s’attendre qu’il déploieroit fur eux lesTome I, F.