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Tome second.
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en Suisse. ij^

d’années, fur une Langue qu’on finit par nepas savoir; sur une Langue qu’on ne lit pas ,qu’on n’écrit pas , qu’on ne parle pas, dont onne se sert pas le reste de fa vie, &: qu’il seroitmême souvent du plus mauvais ton de paroîtresavoir.

N’est-il pas insensé de pâlir huit ans sur uneScience de mots qui n’est qu’un échafaudage,un moyen préparatoire pour arriver aux con-noislances! Et quelles íont-elles ces connoifïances,qu’on se propolèroit par la pratique & l’idiômedes anciens Romains? Ne sait-on pas que, fousleur Empire , les Sciences étoient encore au ber-ceau; que plusieurs même étoient chez eux aunéant ! Ne sait-on pas qu’il n’y avoit chez euxni Physique , ni Astronomie , ni Chymie , niMéchanique, ni Géographie, &rc. La Philoso-phie ne jetoit encore que de pâles lueurs ! laPhilosophie, ce flambeau céleste, ce présent desDieux, qui foule la superstition , qui détruitTerreur, qui éclaire la politique, qui fonde lamorale , qui fonde chez les humains l’Empirede la vérité, de la justice, &c de la raison ; laPhilosophie enfin , d’où dérive sur cette Terretoute la somme de bien qui peut exister entreles hommes !

Ne nous aveuglons pas, Rome eut de grandsOrateurs, de bons Poètes , de bons Historiens,