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Tome second.
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Voyage

diculairement, avec tout le volume de ses eaux,& avec un fracas épouvantable, d’une hauteurque je n ai pu estimer, des arbres m’ayant cachéle bas de fa chute. C’est la cataracte de Sand-Bach. Près de la chute , on franchit lès eaux furle Pantenbruck , qui est un pont suspendu au-dessus d’un précipice, &: qui sert à faire passerles troupeaux pour chercher de nouveaux pâtu-rages. Les eaux de la Linth, à peu de distance dupont, fe perdent & disparaissent fous les déblaisde montagnes écroulées, & fe remontrent bien-tôt après.

Arrivé fur les hauteurs, je me trouvai dansune vallée où je foulai des décombres de mon-tagnes fur lesquelles il avoir crû une forêt desapins & de melezes. Cette vallée difficile meconduisit dans une troisième, longue, large ,spacieuse, plus unie, formée d’un double rem-part de roc vif d’une excessive hauteur; longée,d’un côté, par la Linth , qui y coule tranquil-lement fur un fol qui n’a point de pente sensible,de l’autre , par la chaîne des éboulemens forméspar les injures des siécles & des faisons.

A l’autre extrémité de la vallée, j’avois enperspective les amas de neiges de dessous lesquelsfort le Limât par mille torrens & mille cascadesdont ks eaux íè réunissent ensuite dans un mêmelit. Oi^be fort de la vallée que par une breche