EN S U I S S ï. Z£1
Descendu au bas Lc à l’entrée de la valsés,je ne tardai pas à arriver à Altorf. C’est un boqrggrand, riche, bien bâti,orné de fontaines, d?belles églises, dune place publique qqj enoccupe le milieu. Tout y annonce Iqis^nce çsoses habitans, 0ù se trouvoient, squs le jougAutrichien, une douzaine de hures de pastels;»il se trouve actuellement de belles rues sopgue$,larges, droites, propres, bien dressée;, & dsscprfées de très-beaux bâtimens. fol n’a pojpçchangé : il étoit ingrat alors, il est encore Infé-cond aujourd’hui; il ne produifoit rien alors,il ne produit rien encore aujourd’hui ; &: sousun ciel libre, les hommes se sont multiplié;,l’abondance règne, au milieu d’eu.x, &: la vertuhabite íous leurs toits.
Altorf, fameux dans l’Histoire de la SuiíTç,fut le berceau de la liberté Helvétique. Sa grajo.deplace fut témoin de la í'cene qui prépara la révo-lution. Oh ! que ce lieu est intéressant ! avec quelempressement mon œil a cherché l’end.roit oùfut élevée cette pique fameuse, monument dela violence & de l’iniquité du Despote ! Aveçquelle .avidité j'ai cherché celui où GuillaumeTell décocha le trait, celui encore où la pommefut enlevée, au milieu des acclamations, de dessus1a tête de son fils, victime innocente qui, lqsmains croisées fur. la poitrine, ignproit. le danger»