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Tome second.
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E N S U I S S E. 2JJ

à une demi-lieue de-là , quelquefois à une lieue,vont, avec des bonds prodigieux , vont, avecune vitesse, une violence inconcevables, creverou renverler des habitations, rompre des arbres,écraser des bœufs, des chevaux, des bergers,qui croient hors de la portée de la vue , ouqu'il croyoit hors de la direction du bloc des-tructeur & meurtrier ! Je reconnus ici, plusque jamais, combien cet amusement a de danger.Sur mon passage , se trouva un fragment derocher qui étoit comme en équilibre , & quin’attendoit plus qu’une légere impulsion pour Jeprécipiter par une pente rapide qui alloit leterminer à l’Aar. Mon guide alloit la lui donner,lorsque quelque chose de rouge se découvrit ànos yeux, à quinze ou vingt toises plus bas.C’étoit une femme , baissée dans la tougere ,qui cueilloit ou cherchoit je ne fais quoi, &qui étoit précisément sur le passage du rocher.11 se retint, &r il étoit temps. Le choc eût ététel, qu’elle n'eût certainement pas eu le tempsde jeter un cri.

De ces hauteurs, je vis la belle verdure Scles gras pâturages qui tapissent la vallée quetraverse l’Aar avant (feutrer dans le lac de Brientz.Eclairé par le soleil, du haut des montagnes cefleuve me sembloit un fleuve d’argent. Vers lebas , je marchai fur de vastes décombres de