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Tome second.
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2.78 Voyage

sònt auíïî violentes qu’elles le font en Sibérie.L/hiver d’ailleurs y est très-long : les lvabitans yvivent dans une léthargie, dans un engourdisse-ment habituel qui détruit la fluidité des humeurs,les épaissit, occasionne les obstructions, les en-gorgemens , s’opposent au développement deréconomie animale. L'été vient-il? les Vallaisanséprouvent l’autre extrême. Dans cette vallée, oùles grands conrans de l'atmolphere font arrêtés,la chaleur concentrée &c réverbérée par lesrochers devient extrême. L’effervefcence dansles humeurs brise ou force des fibres mal pré-parées, qui ne font pas susceptibles d’un certaindegré d’élasticité, d’expansion, par défaut desouplesse.

Lês Vallaisans font dans ^impossibilité deboire d’autres eaux que celles des glaces fondues,qui coagulent & fixent les humeurs, empêchentles sécrétions! Ils les boivent au sortir des gla-ciers , avant que, par une communication d’unecertaine durée avec 1 atmosphère, elles 1 oientdevenues falubres.

Trois semaines avant le solstice d’hiver, &rtrois semaines après , les rayons du soleil nepeuvent pénétrer dans le Vallais, ne peuventétendre leurs bénignes influences fur ses habi-t-rns, tant par la dépression de Tare diurne dusoleil, que par la hauteur des montagnes quileur fervent de clôture.