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tòut-à-coup la partie supérieure de la montagnetìe Diableret , qui couvrit plus d’une lieuequarrée de ses débris, écrasa cent çinquante-cinq cabanes, dix-huit períbnnes seulement,environ cent pieces de gros bétail, beaucoupde chèvres, de moutons tk de cochons ; ense-velit plusieurs bois , changea le cours de laLuzerne & de trois autres moindres torrens, &occasionna la formation de deux lacs qui n’exis-toient point auparavant. Ceux qui furent témoinsde cette catastrophe, dirent qu’à l’instant où ellearriva , il s'éleva des tourbillons de poussièrequi obscurcirent l’air au point que la clarté dujour en cesta tout-à-coup.
A trois lieues de là je trouvai le bourg deSaint-Maurice, qu’on croit être l’ancienneAgaune, où la Légion Thêbéenne, toute com-,posée de Chrétiens , &r qui avoit Saint-Mauriceà fa tête , souffrit le martyr vers l'an 2,86. CetteLégion étoit composée de six mille six centshommes. II se trouve en ce lieu une abbayecélébré où l’on conserve l’épée de Saint-Mauricedans un étui d’argent.
On voit à Saint-Maurice quelques vestigesd’antiquités, un beau pavé à la Mosaïque, desinscriptions Romasoes, plusieurs colonnes demarb-es antiques. A deux cents pas au-»destousds Samt-Maunce, le Lhóne, obligé de presser