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cernent dune insurrection des représentans.Quelques jeunes gens du parti négatif, et ceuxdes natifs qui lui étaient dévoués, forcèrentl'arsenal pour se procurer des armes, et il y eutdu sang répandu. Quels que fussent les agres-seurs, la victoire resta aux représentans, quiétaient les plus nombreux. A la nouvelle deces hostilités, Zurich et berne envoyèrent desministres de paix: l’un d’eux, Steigner, distin-gué dans le sénat bernois par ses grands talenset son intégrité, faisait, par l’influence de soncaractère, des progrès dans la pacification,lorsque M. de Yergennes insista sur ce que lesmédiateurs se réunissent à Soleure plutôt qu’àGenève , attendu quV/ ne convenait pas à la di-gnité du roi (Ienvoyer son ambassadeur dans uneville où l’autorité légitime était méprisée. Les dé-putés suisses se rendirent à regret, mais reje-tèrent la proposition qui leur fut faite ensuitepar l’envoyé du roi, le vicomte de Polignac,de déclarer préliminairement la nullité du rè-glement de 17G8, comme ayant été imposé parla violence. Après d assez longues négociations,le vicomte de Polignac se retira par ordre desa cour. Cependant l’époque de l’élection decinquante membres était arrivée, et par le rè-glement de 1768, la moitié des membres de-vait être élue par les citoyens. Le résidentfrauçais déclara que le roi s’attendait que l’élec-