4l2 essai historique,
tion serait suspendue ; il fit en même temps sesplaintes de ce que le nom de sa majesté avaitété introduit d’une manière peu respectueusedans divers écrits et discours. Ils ne savent pas,disait le comte de Yergennes dans ses instruc-tions à ce résident, comment on doit mêler lenom d’un grand roi dans leurs petites querelles !Le conseil-général passa outre, malgré cetteprohibition impérieuse, et fit lélection; maisle conseil la déclara nulle, parce que , disait-il,le règlement de 1768 était le résultat de la vio-lence. Les natifs se voyant ainsi privés desavantages acquis par ce règlement, abandon-nèrent le parti des magistrats pour se joindreaux représentais. Il y eut une insurrection fu-rieuse dans laquelle ceux-là coururent beau-coup de danger; douze ou treize personnes fu-rent tuées ou blessées. (1) (A. D. iy 82» avril.)
Tout accommodement était devenu impos-sible, puisque la validité de celui de 1768 setrouvait contestée après avoir été reconnuependant quatorze ans; l’anarchie et la confu-sion régnaientseules. Le parti populaire, maîtrede la ville, résolut de purger les conseils des
(1) Une dame âgée de quatre-vingt-deux ans fut tuéed’un coup de fusil à sa fenêtre. Cet accident, annoncé dansles papiers publics de toute l’Europe, fit une impressiontrès défavorable au parti populaire.