CHAPITRE XXXIV.
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membres qui lui étaient le plus opposés : ilnomma à cet effet dans le conseil-général uncomité desûreté, qui expulsa environ un cin- .quième des membres des deux conseils, et enretint douze en olage, ainsi qu’un certainnombre de leurs amis. Cette révolution, la plusviolente que Genève eût encore éprouvée , ex-cita le scandale universel. Berne l’exprima hau-tement, et les représentans lui adressèrent,ainsi qu’à Zurich , un mémoire explicatif deleur conduite, dans lequel les magistrats étaientreprésentés comme agresseurs. Les mémoria-listes disaient que le peuple , en conseil-géné-ral , étant le souverain, ne pouvait être assimiléà des sujets révoltés. Zurich ne voulut pas ar-mer dans cette cause; mais Berne , considérantque M. de Vergennes ne manquerait pas d’en-voyer des troupes pour réduire Genève , étantd’ailleurs informée que la cour de Turin y join-drait les siennes, crut convenable d’envoyerun corps d’observation, pour empêcher qu’onne prît aucune mesure contraire aux intérêtsde la Suisse .
Six mille Français ayant passé le Jura , pa-rurent devant Genève et l’investirent du côtédu nord, pendant que vingt-deux compagniespiémontaises s’en approchaient du côté dumidi. L’arrivée de deux mille Bernois portal’armée alliée à douze mille hommes. Le peuple