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Tome II.
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CHAPITRE XXXIV. 4'^

Les états tous égaux et les hommes tous frères.Ses compatriotes y trouvaient maintenant unétat de choses un peu différent, et qui pouvaitêtre imputé, à quelques égards, à ce poète lui-même, au mécontentement quil avait fomentédans une certaine classe , à lorgueil et à la va-nité qu'il avait encouragés dans une autre,dispositions les plus contraires à Xégalité et àla fraternité quil avait chantées, sans avoir lemoindre goût pour lune ni pour lautre.

Les douze otages négatifs, retenus dans laville, étaient dans un assez grand danger , ettout le haut de la ville pouvait être détruit dunmoment à lautre, par lexplosion des poudresquon y avait transportées exprès, pour alar-mer le parti aristocratique sur ses propriétés.Cependant, les assiégeans qui craignaient den-courir lodieux des premières hostilités, se con-duisaient avec beaucoup de circonspection,voulant donner aux habitafis le temps douvrirles yeux sur limpossibilité de défendre long-temps la place, et les porter à se rendre auxconditions quils étaient autorisés à leur propo-ser. Les menaces, trop souvent et trop hau-tement répétées par les patriotes, de sensevelirsous les ruines de leur ville, et tous les pré-paratifs quils avaient faits , finirent par lasoumission , qui aurait été moins inglorieusesi elle avait eu lieu plus tôt. Les conditions