Band 
Tome II.
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5|8 ESSAI HISTORIQUE,

simple spectatrice de ces ravages , se mutina ,et les colonels Stettler et Ryhiner furent mas-sacrés. D'Erlach remit lordre et concentra sesforces à la tête des ponts de Neueneck et de Gue-mine, et à Laupen . Ses positions furent forcéesdans la nuit du 4 au 5 mars ; mais les Bernois ,conduits par Graffenried , revinrent au pointdu jour, et repoussèrent les Français plusieurslieues, avec perte de deux mille hommes , etde dix-huit pièces de canon , laissant eux-mêmes huit cents morts sur le champ de ba-taille. Un mouvement de Schauenburg, pourse jeter entre eux et la ville , les fit revenir surleurs pas, et arrivés à Fraubrunnen , ils ylivrèrent un combat sanglant. Un autre corpsoccupait la forêt dite Grauholtz ( bois sombre),sur le chemin de Soleure ; il sy maintint deuxheures et demie, enfilé par lartillerie volante,et exposé aux charges dune cavalerie nom-breuse, à laquelle on navait rien à opposer.Cette brave milice, forcée de reculer, se formade nouveau une seconde, une troisième et unequatrième fois, jusque tout près de Berne ; cefut le dernier effort pour sa défense. La ville ,incapable de soutenir un siège , ouvrit sesportes sur une sorte de capitulation verbale,le général Brune ayant donné sa parole que lespersonnes et les propriétés seraient respectées.Cest une chose admirable, disait Schauenburg