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Tome deuxième.
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poste, mais peu capables de tenir en plaine, ettémoignoit hautement sa prédilection pour laguerre de sièges, Turenne rétablissoit les véri-tables principes de l’art, et appeloit avec con-fiance les Français à ces grandes opérations de laguerre qui rendent les armées maîtresses de lacampagne, et font tomber les villes d’elles-mêmes.

On voit que Turenne concevoit des opéra-tions pour lesquelles il auroit fallu des arméesplus nombreuses que celles qu’il avoit habi-tuellement commandées; tout dépend du paysoù l’on veut agir et des opérations qu’on médite;aussi faut-il toujours prendre d'une manière re-lative cette expression de grandes et petites ar-mées. Le mérite d’un général qui opère avec depetites armées, consiste en ce qu’on suppose que,dans la même position et dans le même pays, ilauroit fallu plus d’hommes à un autre pour fairecontre le même ennemi les mêmes choses.

Dans une plus grande armée, le mérite neseroit moindre que lorsqu’on l’auroit augmentéesans que l’échelle d’opérations s’agrandît, parcequ’alors on l’auroit augmentée sans besoin ;nous disons que le mérite du calcul seroitmoindre; mais, comme les difficultés seroientplus grandes, le mérite de vaincre ces difficul-tés seroit toujours très-grand; seulement l’utiliténe seroit pas en proportion avec la dépense