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pendant toute la durée de la marche de cettecolonne. Il est certain que l’ordre en colonne estplus avantageux et ménage plus les hommes,quand ils sont principalement exposés à lamous-queterie; il n’est pas moins certain que le feude l’artillerie fait plus de ravage dans une co-lonne que sur une ligne. Le point important estdonc le passage de la colonne à la ligne et de laligne à la colonne, ce qui ne laisse pas d’étreune question très-complexe à la guerre et surle terrain. Elle dépend de la nature des lieux,j de l’emplacement et de la force de l’artillerie! de l’ennemi, de l’effet de sa mousqueterie; elledépend, surtout, de l’intensité plus ou moinsgrande de l’impulsion qu’on veut imprimer àla colonne, ce qui dépend, à son tour, duj caractère et de la tactique habituelle des troupes: auxquelles on a affaire. Mais cette question, sidélicate dans la pratique et l’exécution , estsimple dans la théorie, car elle consiste en cepeu de mots : Passez de l’ordre en colonne àl’ordre en bataille et de celui-ci à l’ordre en co-lonne, à mesure que l’un ou l’autre de ces ordresdevient le plus avantageux.
Plus d’un critique de Foiard a entrevu cenoeud de la question, mais nul ne l’a dépouilléede cette foule d’accessoires dont elle étoit em-barrassée, et elle n’étoit point encore parvenue