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à cette maturité et à cette simplicité, quand lesmanœuvres du camp de Vaussieux eurent lieu;seulement il sera facile de reconnoître quellesfurent dirigées dans le sens de nos observations.Voyons, en attendant, quelle fut l’application,au moins approximative, du système de Folard,telle qu’il la vil faire à Denain.
Guibert prétend que, quelque temps avantl’affaire de Denain, le gouvernement français,ressemblant à ces malades désespérés qui s’aban-donnent à des empiriques, envoya ou plutôtlaissa aller en Flandres Folard, qui, depuis long-temps , soutenoit que notre mauvaise tactiqueétoit la principale cause de nos revers, et quiprésenta un plan d’attaque, et offrit le secoursde sa colonne aux maréchaux de Villars et deMontesquiou. Il ajoute que le projet de Folardfut examiné par un conseil de guerre et rejetétout d’une voix.
Dans le récit détaillé que nous donne Folardde la bataille de Denain, il n’y a pas la plus lé-gère trace de l’humeur qu’auroit dû lui laisser laréception sévère que suppose Guibert, je ne saissur la foi de quels Mémoires ; car il ne cite pointses autorités, et je ne me souviens pas d’avoirlu nulle part rien de semblable.
Le témoin le plus croyable est Folard lui-même. Or, il raconte, en l’approuvant, l’ordre