Band 
Tome deuxième.
Seite
181
JPEG-Download
 

( lgl )

clans lequel attaqua le maréchal de Montesquiou :c’étoit la colonne de Folard même, modifiéesans doute, mais non tellement méconnoissable,qu’elle ne lui paroisse digne de tout son applau-dissement. La vérité est qu’on adopta une partiedu système de Folard, et que les idées anciennesse modifièrent visiblement, d’après celles qu’ilmettoit en avant avec tant de persévérance.

Yoici en quels termes il rapporte lui-même lamanière dont fut tranché, selon son expression,le nœud gordien , comment il en expose le mo-ment et le mouvement décisifs :

«. Le maréchal de Montesquiou, ayant

» remarqué la foiblesse des retranchemens des» ennemis d’entre les deux lignes, et je ne sais« quoi d’agité et de flottant dans leur contenance,« se détermine à expédier promptement cette» affaire; en effet, le temps pressoit. Montes-» quiou avoit rangé quarante bataillons, non sur» plusieurs lignes, selon la méthode ordinaire,» lorsqu’on ne peut combattre sur un grand» front, mais à la queue les uns des autres, à» peu près en colonnes (i),s’ils n’eussent été sur

I (i) Folard , prévenu en faveur de cette puissance imaginairej qu’il attribue à la pression, trouve, sous ce rapport, les co-| lonnes du maréchal de Montesquiou défectueuses: pour nous,j nous pensons que ce sont les seules raisonnables; que par ce