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Tome deuxième.
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qu’ils fussent placés , des soldats de leurs com-pagnies.

Cette absence de tout ordre raisonné devoitse faire sentir d’une manière dangereuse devantl’ennemi et surtout dans les retraites et dansles poursuites. Si l’on essuyoit le feu c\«; l’en-nemi, les officiers périssoient hors de toutejuste proportion ; dans les premières affairesd’une campagne, plusieurs étoient tués par lefeu maladroit de leurs propres soldats.

Depuis l’époque du maréchal de Biron, où iln’y avoit qu’un maréchal de camp et fort peude colonels dans une armée, les grades s’étoientmultipliés à l'infini.

« Aujourd’hui , dit Puységur, dans les grandes» armées, il y a souvent deux cents colonels de» gendarmerie, cavalerie légère ou dragons, qui» la plupart ont ce grade sans régiment; le» même abus est dans l’infanterie. Quand cha-» que jour, il y auroit deux colonels de cavalerie» et autant d’infanterie de piquet, comme les» campagnes ne durent ordinairement que six» mois, qui font cent quatre-vingts jours, ils ne» seroient de piquet tout au plus que deux fois» chacun dans une campagne, et ne sortiraient» du camp que quand il y auroit des fourrages» ou des escortes de convois et rarement pour