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» quelques autres expéditions; ainsi ce service» est bien peu de chose. »
Ainsi, le trop grand nombre d’officiers em-pêchoit qu’aucun n’apprît son métier; Puysé-gur présente le même abus dans les généraux.
« Ces grandes armées ont trente-cinq à qua-» rante maréchaux de camp et autant de lieute-» nans-généraux (i), dont plusieurs n’en font» pas les fonctions un jour de combat, mais seu-» lement celles du service journalier de l’armée.» Il n’y a, chaque jour, qu’un lientenant-géné-» ral et: un maréchal de camp; ainsi, ils ne sau-» roient être commandés que cinq à six fois» dans une campagne. Leur emploi est de faire
(i) Il parle des armées du temps de la guerre de la Succes-sion, qui étoient plus nombreuses que celles qu’on avoit vuesjusqu’alors , et surtout quand elles étoient commandées parun général en faveur , tel que Villeroi, par exemple , sous le-quel abondoient encore plus les officiers-généraux inutiles.Avant cette époque , il y avoit eu plus de sobriété dans lenombre des officiers-généraux; je ne parle pas des premièrescampagnes du prince de Condé, qui n’avoit que deux lieutc-nans-généraux et deux maréchaux de camp. On voit par l’état del’armée qui assiégea Barcelonne, sous Yen dôme, en î&ff] , quecette armée, d’environ quarante mille hommes effectifs, m’avoitque six lieutenans-généraux et huit maréchaux de camp ; c’étoitdeux ans avant la paix de Risvick. Ainsi , tout confirme que,si Louvois avoit introduit ces abus par despotisme, ses succes-seurs les décuplèrent par ineptie et foiblesse.