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Tome deuxième.
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» monter les gardes et de les visiter; et, s’ils» sont de jour et que le hasard fasse qu’il y» ait un fourrage ou que l’armée décampe, c’est» au maréchal de camp à faire le fourrage ou» marquer le camp ; mais si le général ne l’a pas» envoyé reconnoître d’avance l’endroit où il» veut aller camper ou fourrager, et qu’il y ait» envoyé le maréchal-général des logis, ou tel» autre officier qu’il aura choisi, celui-ci aura» dressé l’instruction de tout ce qu’il y aura à» faire; le général remettra aux mains du maté-» chai de camp de jour, la feuille qui contien-» dra la disposition et lui ordonnera d’en exé-» cuter le contenu; ainsi le maréchal de camp» ne produira rien du sien, etc...»

Toutes les suites de cette organisation et decette forme de service, qui émana des bureauxdu ministère de la guerre, dévoient détruire, au-tant qu’on peut le détruire en France, l’espritmilitaire; rien n’étoit plus diamétralement op-posé à ce qu’auroit fait un véritable homme deguerre, travaillant dans les camps et au milieudes armées en mouvement, seule place cepen-dant où l’on puisse saisir et servir, seconder etféconder l’esprit militaire, celui qui fait gagnerles batailles et, ce qui est encore plus impor-tant, supporter les revers et les fatigues d’unecampagne.