( t8 9 )
L’usage que le plus ancien régiment eût latête de la colonne avoit subsisté; et, quoiqu’ilfût plus aisé pour les manœuvres de les placerindifféremment, il avoit été souvent difficile dele faire; les régimens représeutoient que c’é-toit leur droit d’être à la tête de la marche,quand on alloit à l’ennemi, ce qui pouvoit sou-vent causer des retards et même des événemensfâcheux.
Un pareil usage peut servir de base à des re-marques importantes.
Comme l’homme est l’unité avec laquelle agitet procède l’officier particulier, de même le ba-taillon est l’unité dont se sert l’officier général.
Plus les hommes sont égaux en force, en in-telligence, en mérite militaire, plus il est indif-férent de les employer les uns ou les autres,plus celui qui commande ces hommes a de res-sources en eux, d’appui et de force.
De même, plus les bataillons sont égaux endroits, en prétentions, en nombre, en force, encourage, plus on peut, sans choix et sans crainte,les placer en tout poste, les destiner à toute en-treprise ; plus celui qui commande l’arméecomposée de ces bataillons dispose d’instru-mens commodes, foris, utiles, et dont le mé-rite le plus précieux est de n’avoir aucun mou-vement qui leur soit propre et de ne se refuser