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Tome deuxième.
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l’époque où il est entré dans le inonde. Le car-dinal de Richelieu avoit contribué à les répandre;c’étoit le caractère de son esprit. L’autorité, soitqu’elle règne par la terreur, soit qu’elle domine etéblouisse par l’éclat et la gloire, ou qu’elle gou-verne et s’insinue par la confiance, a toujours eu,en France, une grande influence sur la société,sur sa tendance générale et sur les affectionsparticulières. Cependant Feuquières n’auroit pasadopté si pleinement ces défauts de son siècle,s’il n’en eût reçu le principe de la nature, et s’iln’eût été fortifié par les impressions premièresde son éducation. L’argumentation théologique,en vogue de son temps et en honneur dans safamille (i), pénétra et domina sans peine dansses ouvrages; elle en fait quelquefois le mérite,plus souvent le danger.

Tout ce qui n’appartient pas directement à lacritique des faits militaires contemporains, trouvesouvent Feuquières d’une sécheresse et d’une ari-dité d’autant plus affligeantes, qu’il a mieux faitsentir ailleurs la portée de sa capacité commegénéral et comme écrivain ; capacité que la pas-sion lui fait appliquer presque exclusivement,

(i) II étoit proche parent des Arnauld, si fameux dans.I Ecole de Port-Royal.