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Tome deuxième.
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» parapets; il leur sera alors aisé de remarquer» la difficulté de cette besogne, ce qui vaut plus» que tous les raisonnemens et les harangues du» monde pour leur faire connoître leurs avan-» tages pour la défense ; ils connoîtront alors» par expérience combien l’ennemi trouvera» d’obstacles à surmonter, lorsqu’on lui résis-» tera; car, s’il est difficile d’attaquer un retran-» chement avec tous ses avantages quand on ne» le défendoit pas, il est, à plus forte raison, diffi-» cile quand on le défend les armes à la main,» au lieu que les armes de ceux qui veulent» monter ne leur servent de rien. »

Folard a quelquefois observé la nature avecautant de bonheur que les hommes. Il expliqueà merveille comment la connoissance exacted’une certaine étendue de pays nous facilite celledes autres, pour peu qu’on les voye. « Il ne se» peut, dit-il, qu’ils n’ayent quelque conformitév entr’eux, quoiqu’ils soient tous différens; et la» parfaite connoissance de l’un nous conduit à» celle de l’autre u) ; au contraire, ceux qui ne se» sont point formés à cette habitude ont beaucoup» de peine à y parvenir, au lieu que les autres,

(i) A ce sujet, Folard cite Machiavel avec éloge ; if vante sesDiscours sur Tile-Live, mais il ne mentionne point son Artde la Guerre.

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