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Tome deuxième.
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chefs de corps, indiscipline des officiers parti-culiers, et par suite, ignorance et indiscipline dusoldat. Ce tableau porte tous les caractères de lavérité.

Ce fut dans cet état de l’art et du métier de laguerre, parmi nous, que le comte de Saxe vintnous consacrer son génie et son bras.

Ce que Polybe a écrit sur la milice romainenous a donné lieu d’observer combien un étran-ger voit plus curieusement, rend plus soigneu-sement les usages, les institutions d’une nation,que ceux qui sont nés dans son sein. Nous avonssouvent répété cette observation; il nous est im-possible de n’y pas revenir dans cette occasion.Nous ferons remarquer, de plus, que Polyben’eut jamais dans Rome aucune autorité; cen’étoit qu’un témoin digne d’être juge, mais unsimple témoin. Le maréchal de Saxe eut de plusque lui l’expérience personnelle du commande-ment , l’habitude de l’autorité sur ceux dont iléludioit les moeurs.

Les bataillons en usage clu temps du maré-chal étoient, au commencement des campagnes,sur quatre de hauteur, de cent cinquante à deuxcents files; pour conserver le même nombre defiles, ils n’étoient que sur tiois, à la fin de lacampagne.

Une compagnie de grenadiers étoit à une aile,