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Tome deuxième.
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par mode, par air ou même par indication cïenaissance; il croit qu’un petit nombre de gradessuffit, et qu’alors chacun se rend d’autant pluspropre à ses fonctions que ses fonctions sontmieux définies ; il veut enfin que l’état d’offi-cier soit un état fixe et stable, un objet d’ambi-tion et d’émulation. « L’espérance fait tout en-» durer et tout entreprendre aux hommes , dit le» maréchal ; si vous la leur ôtez, ou qu’elle soit» trop éloignée, vous leur ôtez l’âme, etc., etc. »

Sans doute l’on peut et l’on doit combiner cepremier besoin d’une armée avec cette ardeur fa-cile à concevoir, quidemande à servir en temps deguerre, et qui se dégoûte en temps de paix : unesage législation peut tout concilier. Mais ce quine présente que des inconvéniens, c’est cet abusd’officiers sans vocation , et commandant d’au-tres hommes, avant d’en être devenus dignes. Lamode seule ne l’a point introduit ; son origineest dans un ordre de choses qui a long-tempsdominé l’Europe, mais qui n’existe plus.

Lorsque les vassaux et les arrière-vassaux ve-noient grossir une armée, il étoit tout simple quele seigneur les conduisît; quelquefois c’étoit untrès-jeune homme ; lorsqu’au contraire il étoitavancé en âge, il étoit naturellement remplacépar son fils; les en fans alloient à la guerre pré-férablement à leurs pères; on reconnoissoit le