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Tome deuxième.
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mais, pour les développer, il falloit des officiersvraiment habiles et sages.

Le maréchal donne beaucoup de motifs fon-dés sur la raison et sur l’expérience, pour placerles officiers particuliers dans les rangs, de ma-nière qu’ils soient à portée d’animer, de con-tenir les soldats , de modérer et de diriger leurfeu.

Ce dernier article lui paroît si important qu’ilvoudroit qu’on fît porter aux soldats le fusil surl’épaule droite, à la manière des chasseurs,pour qu’ils fussent moins tentés de tirer.

Par la même raison, il approuve que l’officierporte un esponton, parce que, ne tirant pas, ilempêche le soldat de tirer; il en donne une au-tre raison, c’est que les officiers-majors (1) dis-tingueront par cette différence d’arme, les sec-tions mêlées par le mouvement de la marche etl’inégalité du terrain (2).

Ce dernier argument semble réduit à peu dechose, depuis que la marche cadencée, intro-duite par le maréchal lui-même, empêche lessections de se mêler. Toutefois, ces différentespropositions donnent lieu à des observations

(1) Cela répond aux majors et adjudans-majors d’avant 179a.

(2) Puységur avoit déjà fait la même observation et cherchétin remède semblable au même mal.