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Saxe par le portrait qu’il fait du général ehchef , un jour d'affaire. Le lecteur y reconnoî-tra le même esprit qui a dicté les systèmes mili-taires du général et de l’écrivain.
« Il faut qu’un jour d’affaire le général d’ar-» mée ne fasse rien; il en verra mieux, se con-» servera le jugement plus libre, et sera plus en» état de profiter des situations où se trouvera» l’ennemi pendant la durée du combat ; et,» quand il verra sa belle, il devra baisser la main» pour se porter à toutes jambes dans l’endroit» défectueux, prendre les premières troupes» qu’il trouve à portée, les faire avancer rapi-» dement et payer de sa personne; c’est ce qui» gagne les batailles et les décide.
« Je ne dis point où ni comment cela doit se» faire, parce que la variété des lieux et celle des» positions que le combat produit, doivent le dé-» montrer; le tout est de le voir et de savoir en» profiter.
« M. le prince Eugène possédoit dans la grande» perfection cette partie, qui est la plus sublime» du métier et qui prouve de plus, un grand génie;» je me suis fait une application d’étudier ce» grand homme, et, sur ce point, j’ose croire que» je l’ai pénétré. »
Cette esquisse lumineuse de ce qu’on doit faire