est suivie de la peinture trop vraie de ce que leplus souvent on faisoit.
« Bien des généraux en chef ne sont occupés,» un jour d’affaire, que de faire marcher les» troupes bien droites, de voir si elles conser-» vent bien leurs distances, de répondre aux» questions que leurs aides de camp leur vieri-» nent faire, cl’en envoyer partout et de courir» eux-mêmes sans cesse, enfin de vouloir tout» faire, moyennant quoi ils ne font rien. Je les» regarde comme des gens à qui la tête tourne et» qui ne voient plus rien, qui ne savent faire que» ce qu’ils ont fait toute leur vie, je veux dire» mener des troupes méthodiquement ; d’où» vient cela ? c’est que fort peu de gens s’occu-» pent des grandes parties de la guerre, que les» officiers passent leur vie à faire exercer des» troupes et croient que l’art militaire consiste» dans cette seule parfie; lorsqu’ils parviennent» au commandement des armées, ils y sont tout» neufs, et , faute de savoir faire ce qu'ilfaut , ils» font ce quils savent. »
Ce n’étoit point ainsi que s’étoit conduit, àFontenoy, bien qu’accablé par la maladie, lenoble étranger à qui la France avoit confié sonarmée et son Roi.
Aussi, Frédéric, digne d’être son disciple etson juge, lui écrivoit quelque temps après :
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